Les cerises
Isabelle a un ami, suisse allemand, qui a toujours des plans incroyables. Un jour il lui téléphone et lui demande si elle envie de cerises. Elle cherche quelques explications, mais il lui répond que c’est un plan secret. Es-tu partantes ? Elle lui dit oui et il lui donne rendez-vous près de chez elle quelques minutes plus tard.
Il conduit Isabelle, près de Fri-Son, dans un parc qui doit appartenir à Cardinal et où il y a 3 grands cerisiers. Ils se glissent sous la clôture pour aller cueillir et manger pleins de cerises, juteuses, grosses, mûres et délicieuses que personne ne cueille. Gavés, ils se glissent sous la clôture et là, sirènes et gyrophares, les flics en bagnoles les ont repéré. Ils partent au plus vite, lui avec son BMX, elle sur son skate. Mais la police les rattrapent et les interpellent.
– Qu’est-ce que vous faisiez là?
– Pourquoi est-ce vous fuyez ?
Ils les traitent comme s’ils avaient commis un casse ou comme s’ils venaient de dealer. Les flics sont nerveux, agressifs. Isabelle et son ami répondent qu’ils n’ont rien fait de mal, mais de nouveau :
– Qu’est-ce que vous faisiez là ?
– Pourquoi est-ce vous fuyez ?
Nous n’avons rien fait de mal. Et, Isabelle ajoute : “Je vais vous dire ce qu’on a fait, on a été manger et cueillir ces cerises que personne ne ramasse.”
Mais les flics ne l’entende pas de cette oreille et ne veulent pas croire pareille histoire. Ils veulent des preuves. Les deux fugitifs leur montrent alors leurs lèvres et leurs mains bleuies par le jus des cerises mûres.
Mais les flics continuent :
– On veut des preuves.
– Les voilà, les preuves !
Les policiers fouillent leurs sacs et trouvent les fameuses cerises. Ils commencent à être un peu mal à l’aise devant l’évidence qu’aucun autre acte illicite n’a été commis. Ils poursuivent leurs questionnement et commencent de toute évidence à se demander comment se sortir la tête haute de cette méprise.
Mais ils insistent :
– Les preuves, qu’avez-vous comme preuves !
Isabelle et son ami, une fois encore, leur répète la stricte vérité.
Finalement, ils les laissent partir.
Office de l’Arbre en Ville
Samedi 27 septembre 2008

