Entre Nature et Culture
Le texte suivant est de Susan George. Il ne fait pas de référence direct à l’arbre. Mais j’ai choisi d’en publier ici quelques extraits parce que c’est un texte qui, depuis que je l’ai lu, en 1996, me revient cycliquement en tête et j’y ai repensé en ces temps où nous pensons « Arbre ». L’arbre est un puissant symbole de la nature, il est une part de nature en ville, mais d’une nature pensée, voulue, réfléchie, le reflet d’une intention. Une intention qui peut être, urbanistique, architecturale, politique ou encore le désir d’un jardinier. Mais, d’une manière ou d’une autre, il est certain qu’un arbre en ville n’est jamais tout à fait là par hasard, même s’il est une part de nature, il n’est pas « la nature sauvage ». Soit il a été planté et sa présence en ce lieu est le fruit d’une intention, soit il a poussé spontanément et s’il est toujours là c’est qu’il y a eu une volonté de le laisser croître. L’arbre en ville est le reflet d’une culture. La place accordée à la nature en ville est affaire de culture, de courants, de modes, cette place n’a d’ailleur pas toujours été la même au fil des siècles. Plus je travaille sur l’arbre en ville, moins je le vois en tant qu’élément isolé. La ville est un ecosystème, les hommes, les végétaux, l’habitat, les animaux, l’activité humaines, toutes ces choses co-habitent et s’influencent les unes les autres. C’est dans cette réflexion nature-culture que je trouve que ce texte à sa place ici. Susane George l’a écrit pour l’exposition « Natures en tête », présentée en 1996 au Musée d’ethnographie de Neuchâtel.
A Monsieur le commissaire de l’exposition « Nature en tête »
Susan George
Lardy, janvier 1996
Je crois devoir vous dire d’entrée de jeu : j’ai horreur de la Nature ; ou, pour être plus rigoureuse, j’en ai horreur à quatre-vingt-quinze pourcents environ.(…) Mon atlas ne classe que dix-huit pourcents des terres dans la catégorie « arable ». Or, dix-huit pourcents de vingt-neuf (représentant la totalité des terres émergées) donne cinq pourcents : me voici revenu à mon point de départ, là où je vous affirmais avoir horreur de la Nature, sauf cinq pourcents. (…) en m’exprimant ainsi, je voudrais souligner que la « Nature » est, de manière proportionnellement écrasante, composée de lieux où l’homme ne saurait se fixer, de zones où toute existence est précaire. De ce fait, « Nature » n’est pas seulement le terme que l’on a l’habitude d’opposer formellement à celui de « Culture » comme les deux pôles d’une même réalité. Elle – la Nature – lui est fondamentalement hostile, elle en est l’antithèse, elle est l’ennemi absolu de la Culture.
Sauf – et c’est ce « sauf » qui fait toute la différence – en ce qui concerne cette petite parcelle bénie, cette fraction miraculeuse, ces quelques 10 millions de milles carrés sur les 57 millions de terres que comporte le globe et qui sont propices à la civilisation.
(…) Ce ne sont pas les contradictions qui manquent, car autant la très grande partie de la Nature ne m’inspire qu’un désir impérieux et immédiat de fuite, autant la très faible portion accueillante provoque en moi un sentiment qui ressemble à de l’amour. (Je dis « ressemble » seulement, car on n’imagine pas un amour sans relation aucune, sans que l’être aimé s’exprime, ne serait-ce que pour rejeter celui qui aime. La Nature ne fait rien de tel et ne peut avoir une « relation » avec nous).
La pénurie de l’habitat terrestre apte à recevoir durablement les hommes plaide en sa faveur : l’économiste néo-libéral le plus crasse reconnaît que la rareté fait le prix. C’est une loi que nous pouvons prendre au figuré comme au propre : plus une ressource est rare, plus elle devrait non seulement être chère, mais nous être chère. Ainsi nos pauvres cinq pourcents, nos misérables dix millions de milles carrés, deviennent de ce seul fait extraordinairement précieux. Il ne faudrait pas en laisser perdre une miette, d’autant plus qu’on leur demande tout : nous nourrir, nous vêtir, nous abriter et nous fournir de l’énergie ; de recevoir nos villes et nos déchets ; d’accueillir nos morts. Ce sont les seules terres auxquelles nous pouvons imprimer notre culture et il serait bon que nous y réfléchissions à deux fois.
Cette culture est souvent laide, dissipée, gaspilleuse et vile, et la Nature – ou l’environnement, comme on dit, pour marquer qu’il s’agit de ce qui environne l’homme – se met petit à petit à lui ressembler. Vouloir « protéger » ou « sauver » la Nature ne relève nullement de je ne sais quel mysticisme ou « intégrisme », comme les détracteurs de l’écologie ont aujourd’hui coutume de le dire.
Il s’agit, bien au contraire, d’une saine et raisonnable impulsion culturelle. Soigner ses rapports avec l’environnement, c’est manifester de la dignité et du respect de soi ; c’est affirmer la beauté et la pertinence de son héritage contre tous les barbares, c’est ne pas vouloir voir reflété dans le miroir que nous tend la Nature le portrait collectif de Dorian Gray.
Ainsi, l’écologie est peut-être le dernier refuge de la noblesse de l’esprit et du comportement et, comme tel, condamnée à l’échec. Je ne saurais me prononcer à ce sujet mais il me semble que les civilisations qui ont le mieux réussi sur le plan de l’art de vivre sont aussi celles qui vivaient – et vivent parfois encore – le plus en harmonie avec le cadre naturel. Ces lieux se sont empreints, au fil des ans, de la marque de ceux qui ont vécu dans leur familiarité, les ont arpentés et cultivés.
Les collines de la campagne toscane sont ainsi capables de me consoler de beaucoup d’iniquités et d’injustices de ce bas-monde ; ce sont ces mêmes reliefs que l’on retrouve à l’arrière-plan des fresques et des tableaux de Mantegna, de Piero, de Léonard. Certains Américains (cultivés) affirment que « lorsque les bons Américains meurent, ils ne vont pas au ciel mais en Italie » : les Allemands aiment – à peu près pour les mêmes raisons – l’expression « heureux comme Dieu en France ». Les Suisses ont aussi, à leur manière, modeler leur terre pour qu’il n’y ait jamais de mauvaises surprises ; chez eux les arbres, même en ville, sont plus beaux et donnent une ombre plus rafraîchissante que partout ailleurs.
Serrais-je née en Amérique du Sud, je vous aurais peut-être parlé en premier des vastes terrasses de Machu Piccu ; en Asie, des tanks du Ceylan royal, système complexe d’irrigation qui faisait de cette campagne un immense jardin. Partout où une heureuse fusion entre Nature et Culture s’est accomplie, l’on peut s’aventurer à parler « d’amour de la Nature » et risquer le lyrisme sans ridicule ni hypocrisie.
Même les peuples dont le cadre naturel et l’habitat nous semblent, à nous autres Occidentaux, ingrats, et la culture fruste, peuvent opérer ces correspondances. Je pense au magnifique récit de Bruce Chatwin, The songlines, qui décrit la parfaite connaissance physique qu’ont de leurs terres ancestrales les Aborigènes australiens à travers les cycles de chants qui définissent la langue, la religion, la parenté et la culture, mais qui sont en même temps des cartes géographiques et en quelque sorte le paysage lui-même. Ces chants prescrivent aussi la manière d’agir à l’égard de la Nature pour découvrir une source ou pour faire les brûlis. Même l’Aborigène qui n’a jamais vécu sur la terre de son peuple, s’il en connaît les chants, est d’emblée en mesure de s’y orienter ; il sait parfaitement où reposent ses ancêtres, où commence et fini son territoire.
Les peuples ne parviennent pas tous, loin de là, à cette heureuse concordance entre Nature et Culture. L’échec des uns, comme la réussite des autres, se lit dans l’environnement où, de surcroît, il dévoile leur éthique, proclame leur loi et révèle peut-être aussi l’état de leur âme, pas toujours belle à voir. Née américaine, les paysages de mon pays m’ont parfois affligés. Aux Etats-Unis, selon une étude récente de la National Biological Survey, un grand nombre d’écosystèmes représentant la moitié du continent sont gravement dégradés ou irrémédiablement atteints. Deux cents ans, parfois moins, ont suffi pour dévaster l’ouvrage pluri-millénaire de la Nature.
Il n’y a même pas moyen d’être fier du Parc National, pourtant invention américaine et emblème depuis plus d’un siècle de l’attachement du peuple américain au wilderness de ses origines. Depuis l’établissement de Yellowstone (1872), premier parc national au monde, ces lieux ont toujours été considérés comme devant resté « primitifs et naturels » – c’est-à-dire vides ; ouverts aux visiteurs mais pas à l’habitation, même ceux dont c’était l’habitat depuis des siècles. Les Indiens Shoshone en furent expulsés manu militari, beaucoup furent tués ; des événements similaires se sont produits lors de l’établissement du Yosemite National Park (1890). Depuis lors, ce modèle de conservation de la Nature fondamentalement hostile à l’homme et à son rôle dans l’équilibre du monde naturel a été exporté jusqu’en Afrique avec des conséquences néfastes.
Le processus de « développement » a également bouleversé les symbioses qui faisaient d’une terre un lieu propice à la plénitude, la connaissance et la fête. Ici peut servir d’illustration le triste exemple de l’obscure Ladakh : cent mille âmes et vingt mille pieds d’altitude pour ses pics les plus élevés ; ou les récoltes d’orge, de blé et d’abricots ainsi que l’élevage de chèvres, de vaches et de yaks suffisaient largement à nourrir la population ; ou les maisons aux épais murs de terre étaient confortablement chauffées par moins quarante degrés et où les cérémonies religieuses, célébrations et fêtes en tous genres occupaient au moins huit mois de l’année.
Revu et corrigé par la Banque mondiale, la modernisation et le Progrès, du modèle ladhaki on est arrivé en l’espace de deux décennies à faire un pays où les gens se croient pauvres et sous-développés, manquant de tout. Comme d’habitude, le paysage commence lui aussi à s’en ressentir. Aux dernières nouvelles, on pouvait habiter une maison en béton avec chauffage au propane, remplacer ses ustensiles de cuivre par des seaux en plastique rose et acheter une poupée Barbie ou un Rambo avec mitraillette dans une boutique de Leh, la capitale.
Dès que l’homme peut s’arrêter et s’installer quelque part, il est impropre de parler de Nature naturelle. Ceci vaut aussi bien pour les lieux vidés de leurs habitants d’autrefois, comme les Parcs, que pour ceux où les interventions étrangères sont parvenues, en peu de temps et à tout jamais, à défigurer même le paradis. Parler de « Nature » veut dire neuf fois sur dix parler d’hommes plus ou moins civilisés, modérés et attentifs ou au contraire barbares, abusifs et rapaces qui se projettent tels quels sur leur milieu naturel et le transforment.
Pour ma part, je vois la Nature plus soumise à la seconde catégorie d’hommes qu’à la première. Je la vois partout obligée de vivre à l’ombre de notre avidité, à subir la bassesse de nos obsessions et à porter le poids de notre laideur culturelle. J’ai l’impression aussi que nous avons franchi un seuil, qu’il s’est passé quelque chose d’important sans que nous y ayons pris garde.
Je songe au tableau de Bruegel conservé au Musée royal des Beaux-Arts de Bruxelles, La chute d’Icare. Dans ce paysage tout baigné de lumière, le paysan laboure son sillon, le pêcheur, tête baissée, lance sa ligne ; le berger et son chien, au milieu de leurs moutons, regardent vers le haut, dans la mauvaise direction, alors que dans la mer, là, en bas à droite, des jambes blanches disparaissent dans l’écume de l’eau. Ici, chez nous, en l’an de grâce 1996, il se passe des choses graves, prodigieuses, et nous, comme ces personnages très occupés, regardons nos sillons, nos pieds ou vaguement en l’air.
Est-ce pour cela que je suis sceptique quant aux diverses propositions qui nous sont faites, souvent par des philosophes et des savants éminents ? Ces propositions ne sont pas à mon sens d’égale valeur mais elles risquent de connaître toutes le même sort d’indifférence.
L’un nous enjoint de nous fondre symboliquement en la Nature et de la considérer comme un « sujet de droit » pour que nous puissions souscrire avec elle un « contrat ». L’autre estime que ce serait là l’aliénation de notre liberté humaine ; il nous invite à détourner nos regards de la Nature pour ne penser qu’à nous-mêmes, car si elle continuait à nous fasciner, elle nous fait vite basculer dans l’anti-humanisme, voire dans le fascisme.
D’autres, fiers de plonger leurs racines dans le siècle des Lumières, voient davantage dans la Nature la grande énigme, celle dont il faudrait arracher les secrets l’un après l’autre. D’autres encore n’y voient qu’un domaine d’intervention ou un problème de gestion supplémentaire, vaste d’échelle, certes, mais dont la solution n’est pas hors de notre portée administrative ni de notre capacité technologique.
Contrat ou défiance, science ou maîtrise – quelle que soit l’attitude adoptée, je crains que l’on ne se trompe d’objet et de dimension. On a trop pris l’habitude de ne voir dans la Nature que son étendue, son aspect spatial. Or, elle vit aussi dans le temps et c’est désormais cette dimension-là qui décidera de tout.
Dans votre lettre, vous poser aux auteurs pressentis une série de questions dont personne, d’ailleurs, ne pourrait traiter l’ensemble dans un même essai. Deux toutefois, me donnent envie de m’arrêter ; ce sont des interrogations au sujet de la Nature à la Janus : « Pourquoi », demandez-vous, « s’acharne-t-on à la détruire ? » et encore « Pourquoi s’acharne-t-on à la protéger ? »
Mais pour les mêmes raisons dans les deux cas, ma parole ! Les Destructeurs comme les Protecteurs ont compris une chose fort simple : c’est qu’il y a urgence. Nous vivons désormais au royaume du temps et ce temps s’accélère.
Le capitalisme veut tout, maintenant, tout de suite. Il faut arracher, avaler, transformer, éjecter. Le repos, l’immobilité, l’inertie sont pour lui synonymes de mort. Le marché ne vit, par définition, que dans l’instant. C’est pourquoi le prix des choses, des êtres, et même de la Nature, oscille à tout moment. Tout prix – clé de voûte du système marchand et hissé au rang de vérité fondamentale – est un point invisible d’intersection, croisement dans un temps instantané, des forces de l’offre et de la demande. C’est dans cette dimension temporelle que le profit se réalise et qu’il se met aussitôt à l’affût de profits nouveaux.
Si tout ne fluctue, ne circule, ne se propage à toute vitesse vers l’avenir, tout s’écroule. Pris dans les rêts de l’instant, le capital ne peut pas ne pas être destructeur. (Je vous serais reconnaissante de vous abstenir de me répondre « le socialisme de l’Est aussi… ». Je le sais bien, j’aurais pu parler de productivisme, de développementalisme, mais en 1996 il me semble qu’il est possible d’en faire l’économie).
Songez au jongleur du cirque avec dix assiettes en l’air – peut-il se permettre de s’arrêter ? Maintenant multipliez cette image par dix mille milliards et vous aurez une petite idée de la course du capital et de son besoin d’engloutir la Nature comme le reste, le plus vite qu’il peut.
Les protecteurs ont parfaitement compris cette accélération de la vitesse qui va, à leur avis, vers une collision aux conséquences effroyables, planétaires et pourtant prévisibles. Pour ralentir ou faire cesser la fuite en avant d’une économie aux rythmes effrénés, ils font ce qu’ils peuvent avec de piètres moyens.
Naturellement (si j’ose dire), la logique des destructeurs et des protecteurs n’est pas et ne peut être la même. Là où le destructeur voit offre, demande et prix, le protecteur voit ressources, besoins et équilibres. Là où le capitalisme appelle de ses voeux l’abondance infiniment renouvelable, la croissance illimitée et la suprématie sur la Nature, l’écologie fait appel aux notions d’irréversibilité, de responsabilité, de seuils et de maîtrise de soi. Cette lutte du pot de terre contre le pot de fer, de la durée contre l’instantané. Vous saisissez peut-être à présent, au bout de ce long détour, pourquoi j’ai voulu m’engager au côté de Greenpeace : j’ai toujours aimé les causes désespérées. Ou presque.
Vous ne vous étonnerez pas si je refais appel ici aux quatre-vingt-quinze pourcents de la surface terrestre que j’ai assez cavalièrement écartés pour les besoins de l’argument. Quoi qu’on fasse et quoi qu’on veuille, ces mers inhospitalières, ces terres inhabitables existent en contiguïté et en continuité avec notre Nature-demeure ; il nous faut admettre et en tenir compte. La Planète entière a son mot à dire et elle le dira, n’en doutons point.
Aussi importants, aussi vitaux que nous paraissent à nous, les petits jeux, les luttes dérisoires entre destructeurs et protecteurs, la Nature, elle, y est parfaitement indifférente. Elle a d’autres chats à fouetter, elle s’en moque, elle s’occupe toute seule de ses affaires. Pour autant que nous les connaissions, celles-ci fonctionnent selon des lois invariables, lesquelles sont toujours caractérisées par des limites. Désolée, dit-elle, on ne peut pas aller plus vite que la lumière. Navrée, mais il n’y a pas de dimension plus petite que l’échelle de Planck (10-33cm). Dommage, il est impossible de descendre en-dessous de la température du zéro absolu. Et ainsi de suite.
On peut donc raisonnablement supposer aussi des limites aux atteintes que la biosphère de la planète Terre, système fermé, est en mesure d’absorber sans riposter. La riposte, si elle était provoquée, ne saurait qu’être assez désagréable pour les êtres humains – quoique mouches, corbeaux, blattes, moustiques, orties, etc., qui ont un grand rayon géographique et une large tolérance de conditions extrêmes, pussent s’en trouver fort bien.
Peu de personnes me suivent sur ce terrain, Monsieur, aussi je ne vous y attends pas ; néanmoins, je vous confie que j’en suis venue à voir dans la Nature, malgré son indifférence à notre égard, un véritable acteur dans le Siècle ; j’entends par là acteur historique et politique. Je la vois seule capable, seule assez forte aujourd’hui pour freiner la folie des hommes. Qui ou quoi d’autre pourrait, en termes hégéliens, poser le négatif, l’antithèse, à notre système économique capitaliste mondialisé ?
Cette discussion nous entraînerait fort loin et vous avez déjà subi plus qu’il n’est d’usage mes bavardages. Je vous avoue toutefois que la curiosité de connaître l’issue de ce combat titanesque me donnerait presque envie de vivre plus longtemps que mon temps. Mais peut-être serai-je bénie de ne la point voir – car cela m’ennuierait vraiment que la Nature puisse poursuivre tranquillement son chemin non pas sans moi, mais sans nous.
En vous remerciant de votre grande patience et en espérant avoir bientôt le plaisir de vous lire, je vous prie de croire, Monsieur le Conservateur, à l’assurance de mes sentiments les meilleures.
Susan George
Texte intégral: Natures en tête, Susan George
Editeurs :
Marc-Olivier Gonseth, Jacques Hainard, Roland Kaehr
Musée d’ethnographie de Neuchâtel
1996
page : 253-267


