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Parlons arbres

Voici un mail que Pierre Savary, de Fribourg, a adressé à l’Office de l’Arbre le 10 octobre 2008

Parlons arbres… ou plutôt, parlons de l’indifférence quasi générale et même du mépris envers les arbres en ville de Fribourg …, grâce aux exemples ci-dessous :

Le tilleul des Grands-Places

Pour faciliter l’aménagement et la construction du théâtre, toute une zone verte a été rayée de la carte sans ménagement. Un magnifique tilleul se dressait au bord de la route, entre Fribourg Centre et Manor. Lors d’une séance d’information des autorités (M. Masset, conseiller communal), ce dernier m’a péremptoirement déclaré devant des dizaines de personnes que le tilleul ne serait pas abattu car il était protégé (rétroprojecteur à l’appui). Moins de deux ans après, un vendredi matin vers 4 heures, le tilleul avait cessé de vivre. Face aux rares réactions, les mêmes autorités ont déclaré que le tilleul était malade depuis deux ans et demi à trois ans et qu’il fallait donc l’abattre. Cherchez l’erreur !

Le jardin du Domino (Pérolles)

L’ancien jardin occupait la moitié de la superficie de l’actuel. Il était richement boisé et doté de haies basses. Lors de l’agrandissement, la ville a refusé de l’intégrer tel quel dans le nouveau. Résultat, tous les arbres ont été abattus et remplacés, sur toute la nouvelle surface, par quelques arbres maigrichons … sauf au bord du boulevard où l’on a procédé à une plantation de platanes, je crois, qui n’amène absolument rien de concluant.

La nouvelle Ecole des métiers (route de la Fonderie)

Le chantier n’a toujours pas repris depuis une année à cause de diverses oppositions. Il n’en reste pas moins que toute une zone boisée a été éliminée, entre autres des arbres rares du jardin botanique, dont un magnifique séquoia…, cela malgré une pétition signée par plus de  mille personnes.

Le bois de St-Jean (Pérolles)

On nous avait écrit en son temps que cette forêt était un parc. Malgré cela, des abattages successifs et opérés sans discernement à mon avis l’ont transformée en une forêt-croupion, faite de maigres bouquets d’arbres,  de larges trouées et de sentiers transformés en « autoroutes forestières ». De plus, elle est fort mal entretenue.

Nouveau blocs locatifs (route du Comptoir)
Ces immeubles sont tout récents. En vertu de la densité, nouvelle doctrine à la mode chez les architectes, il n’y a pas de places de jeux pour enfants et quasiment pas d’arbres sur les surfaces restreintes qui séparent les diverses constructions.

Pierre Savary



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