L’agriculture urbaine

L’idée d’agriculture urbaine n’est pas nouvelle Il y a eut bien sur celles liées à la seconde guerre mondiale, comme le plan Wahlen en Suisse ou les « Victory garden »aux Etats-Unis. Plus tard, au début des années 70 il y a eut des actions très militantes à New York. Liz Christy a lancé des bombes vertes bourrées de semences les friches de Lower East Side, un quartier au sud est de Manhattan où, ces actions de guérilla verte ont permis la création de jardins communautaires qui pour certains perdurent encore actuellement. Dans l’ensemble de la ville les jardins se sont multipliées et New York en compte aujourd’hui plusieurs centaines ainsi que de véritables petites fermes urbaines.

D’autres expériences d’envergures ont vu le jour comme à Détroit. Après l’effondrement de l’industrie automobile vers laquelle toute la ville était tourné, Détroit s’est retrouver avec de grandes quantités d’usines et de maisons abandonnées et plusieurs dizaines de kilomètres carrés de terrains en friches. Le chômage y a atteint des sommets et même les supermarchés ont fermés, si bien que dans certains quartiers, les habitants n’avaient plus d’autres possibilités que de se tourner vers les stations services pour acheter leurs produits alimentaires. Si les produits surgelés et industriels ne manquaient pas il était devenu très difficile d’accéder à une alimentation saine en raison du manque cruel de produits frais. Certaines personnes et associations se sont alors tournés vers l’agriculture. Ils ont transformés des terrains vagues en champs, ce qui a permis aux habitants de pouvoir accéder à des produits frais de qualités. Certains chômeurs ont retrouvés du travail, les quartiers ont été nettoyés et revalorisés par cette agriculture.  Des restaurateurs ce sont intéressés à cet approvisionnement local. Petit à petit c’est toute une économie locale qui c’est mise en place. Les bénéfices pour la santé des habitants est évidente en raison de la qualité des fruits et légumes produits sur place mais aussi grâce aux bienfaits de l’activité de jardinage.

Dans les pays du sud, bon nombre de villes ont traditionnellement leurs cultures urbaines. Dans les villes occidentales, il y a toujours eu aussi quelques jardins ou vergers. Certaines villes, comme Bruxelles, ont été construites de manière à ce que chaque maison possède une petite parcelle verte. Enfant, je jouais avec les poules de mon oncle à Uccles, un quartier au sud de Bruxelles et, l’automne dernier, je me suis régalée de pommes et de poires que ce jardin offre en abondance. Winterthur, près de Zürich compte plus d’arbres que d’habitants et d’autres villes comme Philadelphie, Seattle ou Montréal se sont tournées résolument vers l’agriculture urbaine. Les exemples sont nombreux et les articles pullulent sur le Net, comme cet article dans Ecopédia qui énumère les avantages de l’agriculture urbaine, preuve s’il en est que le mouvement est loin d’être marginal.

En suisse nous connaissons aussi depuis longtemps les jardins familiaux où à côté de la plus part des petits pavillons un drapeau, Suisse parfois, mais aussi ceux de la plus part des communautés de migrants représentés en Suisse flotte joyeusement au vent du multiculturalisme. Il y a peut-être parfois des tensions entre les pratiques sociales mais ce sont en même temps des lieux où l’autre est visible dans ses différences et dans ses ressemblances. Et ces petites parcelles de terrains sont souvent si importante pour ceux qui les occupent que les gens sont obliger de s’apprivoiser et de trouver des manières de cohabiter. En 2002, une émission de « Temps Présent » à été consacrée à ce sujet. Mais ces jardiniers ont quand même un peu la tendance commune d’avoir la main lourde dans l’utilisation des produits phytosanitaires… les fruits et légumes issus de ces jardins ne sont malheureusement pas souvent bio…

Ici, à Fribourg, il y a des lieux que j’ai chaque année envie d’investir pour y planter quelques légumes… et si on passait aux actes… si on commençait à cartographier des lieux: friches, petits coins de terre, micros-parcelles, cours intérieurs, toits, murs ou façades qui pourraient accueillir des culture verticales et autres terrains oubliés dans l’idée de les transformer en jardins ou en vergers. Ce qui n’empêche pas de poursuivre nos cultures de balcons et les celles des graines que nous faisons germer dans nos cuisines.

Voilà une technique d’hydroculture verticale découverte dans l’appartement d’Ursula qui nous a accueillit l’automne dernier dans son petit appartement de Lower East Side.

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